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Historique du moring

 Les origines afro-malgache¬

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Combat de Moring à l'ile de la reunion   Art de combat rituel, le moring comme d'autres traditions réunionnaises, est originaire d'Afrique et de Madagascar où il était pratiqué par les populations de ces contrées avant même la colonisation de l'î Bourbon qui devient l'î de la Réunion en 1848. D'un strict point de vue étymologique, le terme de moring appartient à la langue malgache. Le « morainguy » qui est un art de combat très pratiqué à Madagascar au XVIlle siècle pendant la période du roi Andrianapoimerina. Jeu rituel viril opposant les hommes, il se déroule les jours de fête ou de circoncision. Proche du moring réunionnais, par le rituel, il diffère cependant par le style de combat et les coups portés par les combattants.

   Dans le morainguy malgache, comme dans le moring réunionnais ou dans celui des îles Comores, le combat commence toujours par un défi. Le rituel identique pour les combattants appartenant à des ensembles géographiques différents -Madagascar, Archipel des Comores, la Réunion- atteste de l'origine commune de cet art de combat. Photo d'époque de moring devant une boutique à l'île de la R&eacuteunion La même scène de défi se répète dans ces trois pays. Un compétiteur sort de la foule et provoque un adversaire potentiel pendant qu'une équipe de musiciens anime la manifestation au rythme du martèlement de tambours ou à défaut de bidons en zinc. Le défi peut aussi s'exprimer par des cris de guerre. Pour relever la provocation, un homme sortira de la foule pour affronter le premier combattant.

  A Madagascar, aux îs Comores et à la Réunion, les combattants font le tour de piste, matérialisé par un cercle tracé au sol. Le combat commence au rythme du batteur de tambour qui anime la manifestation. Selon le style pratiqué, les techniques utilisées varient en fonction des coutumes du pays.    A Madagascar, les combattants de « morainguy » , n'utilisent pas les pieds et n'ont pas le droit de frapper les points vitaux. De même aux îs Comores, à Mayotte, le « Mrengué » ou « Mouringué » , est un véritable pugilat qui se déroule le soir et parfois toute une nuit entière. Comme à Madagascar ou à la Réunion, le rituel du défi se faisait autour d'un cercle rythmé par des tambours.    A Ngazidja, à la Grande Comore, une autre forme de pugilat, le Nkodézaitsomal ! se pratiquait le 26ème jour du mois de jeûne du Ramadan sous forme d'une lutte à mains nues, non codifiée. Il opposait les jeunes d'abord, les femmes ensuite, et les hommes tard dans la nuit. A la différence du « Mrengué » de Mayotte, où intervenait un arbitre pour séparer les combattants après deux à trois assauts violents, parfois mortels, les règles du « Nkodézaitsoma » étaient plus confuses et le combat dégénérait en véritable bagarre. Les participants oubliaient alors la signification du 26ème jour du Ramadan ou nuit du destin, nuit où l'ange Gabriel transmettait à Mahomet la révélation divine. Le combat des clans devait rappeler aux participants comment les hommes vivaient avant la révélation divine à Mahomet.

   De la famille du moring pratiqué par les Réunionnais, le « Dakabé » ou encore « Diamanga » se perpétue sur les hauts plateaux de Madagascar. Dans le « Diamanga » les adeptes utilisent comme dans le moring de la Réunion essentiellement des techniques de pieds. Ainsi le « tsipak'akoho » -plante des pieds qui frappe-, le « kopola manitra ou miamboho » -tranchant des pieds- ou le « ambadiha « « coup renversé » se retrouvent dans le moring. D'autres techniques, telles que le « kapa tokana » -frappe de talons- ou le « dongomby » -projection de force en direction de la poitrine de l'adversaire- s'apparentent aux techniques du moring

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